vendredi 1 mars 2013

Bilan du Challenge1000mots

C'est un peu tard, mais malheureusement, il n'y a pas grand chose de plus à en dire. Peut-être le manque de lumière en hiver, peut-être le froid qui ne laisse ma foi pas d'autre alternative que de se glisser sous une couverture dès que le travail est terminé. Ma capacité créative et d'écriture est au ralentit, malgré la motivation du challenge ! On reste donc à ce score faiblard de ... 6028 mots/15 000 mais c'est toujours ça !
Néanmoins,  comme je ne sais pas quand, ni même si je publierais un jour ce texte futuriste écrit en 2060, j'ai envie de partager avec vous ce texte écrit à l'occasion du challenge1000mots :

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Dans un mouvement désordonné et joyeux, les élèves se lèvent et s'éparpillent hors de la classe. Bienveillante, la jeune femme en charge de l'enseignement les observe en souriant. La trentaine, cheveux châtains attachés en chignon, des mèches floues ondulées lui encadrant le visage, elle incarnait ce mélange rassurant d'autorité et de douceur. Dans sa classe, toutes les tranches d'âges étaient réunies, des enfants de sept à onze ans, dispersés à divers coins de la pièce unique et vaste. Habitués dès le départ à travailler en autonomie, elle n'avait qu'à dispenser les leçons et les exercices au fur et à mesure de la journée. Bien-sûr, cela lui permettait à tout moment de demander des exercices plus u moins complexes en fonction du niveau de chaque élève en suivant son rythme. Pourtant, la scène se déroule en 2060, et il n'y a pas si longtemps, un demi-siècle tout au plus, les écoles primaires se répartissaient selon les âges. Il fallait justifier d'au moins une trentaine d'élèves par tranche d'âge pour ouvrir une classe, et d'un certain nombre d'enfants au total pour ouvrir une école elle même divisée en quatre ou cinq pièces. Des conditions difficiles dans certaines régions du pays, un pays qui a souffert économiquement au début de ce nouveau siècle, ce nouveau millénaire où tout allait trop vite, où les gens ne savaient plus écouter le rythme de la nature, où tout le monde ne vivait que dans l’instantané, dans l'immédiat... désormais, il y a ceux qui se sont acclimatés à cette course à la performance et il y a... les autres, ceux qui s'en sont affranchis.
Dans cette communauté, basée sur le respect des Hommes et de la nature, on a appris à se méfier de cette invention formidable qui avait hypnotisé toute la population : les ordinateurs et internet. Tout un système informatique qui permettait de se connecter les uns aux autres via toutes sortes d'appareils et un gigantesque réseau tissé telle une toile d'araignée entre ces machines... mais qui, progressivement, et paradoxalement, retranchaient les gens derrière ces moyens de communication et freinaient leur capacité à communiquer par leurs corps, leurs voix.
Tout en chantonnant, madame Campanule passait le balai sous les tables, ramassait le tas de poussière, puis elle nettoya le sol carrelé à l'aide d'un grand seau d'eau additionné de quelques gouttes de savon noir liquide. Puis, elle rangea les éléments et referma la porte à clé. Satisfaite de sa journée, elle grimpa dans sa voiture, suivie par un groupe de quatre de ses élèves. En plus des cour d'enseignement et du ménage de sa salle de classe, elle s'employait également à transporter les élèves qui habitaient le plus loin – jusqu'à un kilomètre- à la fin de la journée. Il était 16h30, comme à chaque fois, l'habitacle du véhicule était animé par les rires et les discussions.
« Avez-vous déjà réfléchit les enfants ? questionna madame Campanule. Quelles sont vos idées pour célébrer le cinquantième anniversaire de notre communauté ?
- On pourrait danser et jouer de la musique ! proposa Julia avec enthousiasme en battant des mains.
De longs cheveux blonds en cascade, retenus des deux côtés par de jolis rubans toujours assortis à sa tenue, Julia incarnait déjà l'élégance et la beauté du haut de ses neufs ans, elle aimait par dessus tout être admirée tant pour la grâce de ses mouvements que pour son talent à jouer de la flûte ou du piano.
- Ou monter une pièce de théâtre qui raconterait notre histoire, suggéra William, l’aîné de la bande.
- Toi, tu es un malin ! On l'a déjà fait il y a trois ans ! rappela l'institutrice.
- Oui, mais j'ai joué le rôle d'un arbre et cette fois-ci, j'aimerais bien interpréter un rôle plus important !
Cheveux blonds comme sa petite sœur, invariablement le plus court possible, le jeune garçon aurait bien voulu terminer en beauté cette période insouciante de l'enfance avant d'intégrer l'école des adolescents, qui réunissait les jeunes gens de onze à seize ans et formait les futurs citoyens de la communauté à plus de connaissances générales, à transmettre leurs valeurs , à communiquer avec les éléments y compris les plus mystiques, connaître les propriétés de chaque végétal, tout en réfléchissant avec eux à leur futur métier, à leur rôle dans la communauté.
- J'aime beaucoup ton idée, William, commenta cette dernière. Je trouve notre histoire importante, tant pis si cela à déjà été fait !
- On devrait même écrire un livre ! cria une autre petite fille coincée à l'arrière entre le frère et la sœur. Ou un journal !Et une banderole ?
À sept ans, Clara commençait tout juste à apprendre l'écriture, mais malgré tout elle adorait ça et était toujours très motivée pour toute activité nécessitant de tenir un stylo à bille ou un crayon de couleur.
- Je sens que la journée de demain sera riche en propositions et je crois que vous avez raison les enfants! Après tout, ce sera le cinquantième anniversaire, ça doit être encore plus grandiose que les autres années ! Et toi Cléophée, on ne t'as pas entendue ?
Installée à l'avant, la petite fille se plaçait volontairement à l'écart du groupe, elle aimait profiter de ce trajet pour rêver, réfléchir, mais certainement pas pour bavarder, pour cela, les longues pauses récréatives lui suffisaient. Cheveux châtains indisciplinés, vêtement masculins « tellement pratiques pour jouer et courir », elle était l'exacte opposée de Julia.
- Il y aura des Geeks ?
Grand blanc dans la voiture.
- Tu as de drôles d'idées, grinça le professeur, c'est l'anniversaire de notre communauté, ils n'ont rien à y faire !
- Enfin, la création de notre communauté correspond également à la création de la leur... logiquement !
- Revois tes leçons, la communauté des Geeks a été créée plus d'un an après la notre !
- Oui, je le sais, mais si ils ont éprouvés ce besoin de se soustraire à nous, de vivre différemment, c'est bel et bien parce que notre peuple les a rejeté ! Ils ont continué d'évoluer, de se tourner vers le futur et nous, nous avons fait marche arrière !
- Ne vois pas les choses ainsi, Cléophée, nous avons fait le choix de revenir à des valeurs plus respectueuses de la nature et si ces tarés ont besoin de nous pour se nourrir, c'est bien que notre choix était le bon ! Ces gens-là courent toujours après le temps ! Ils auraient déjà détruits notre planète si nous n'étions pas là pour réparer leurs erreurs, d'ailleurs, c'est ce qu'ils ont fait... Tu ne l'as pas vécu ce jour terrible, et pourtant, chaque année, nous invitons nos aïeuls à le raconter ! Il fallait bien trouver une solution à ce terrible chaos !
- Oui, mais faut-il pour autant nous détester les uns les autres ?
- L'histoire nous a appris qu'il est impossible de cohabiter lorsque les idéaux sont si opposés. Plus nous nous tiendrons éloignés de ces robots et mieux ce sera pour notre peuple, crois-moi !
Sujet tabou par excellence dans la collectivité, chacun fulmina dans son coin, prenant en grippe celle qui venait de casser l'ambiance.
- On est arrivé, annonce la maîtresse d'un ton monocorde, passe une bonne soirée Cléophée !
- Bonne soirée, à demain, répétèrent le petit groupe en écho. »
Parmi les valeurs transmises dans ce peuple, ne pas se laisser envahir par la rancune et la colère en faisait partit. On avait le droit d'être opposé aux idées des autres sans être reclus au ban du groupe ou de la société.
La petite fille ouvrit le portail et le referma derrière elle, elle traversa le verger composé d'un pommier, un prunier, un poirier, un mirabellier ; il y avait au moins quatre arbres fruitiers, deux buissons de baies et cinq variétés de légumes dans chaque vaste jardin. Puis elle passe sous le porche décoré de chèvrefeuille et après quelques pas sur l'allée recouverte d'écorces de pins, elle abaisse la poignée de sa porte d'entrée, presque toujours ouverte. Elle prévint gaiement sa famille de son arrivée, leur Retriever vint à sa rencontre, mais les parents n'étaient pas encore rentrés de leur journée de travail. Alors, elle se prépara un chocolat à boire qu'elle réchauffa au four micro-ondes qui se cachait sous la pergola, à l'extérieur, là où les mauvaises ondes ne risquaient pas de générer de maladies. Pendant ce temps, elle ouvrit la boîte métallique contenant les précieux biscuits secs, en répartit une dizaine sur l'assiette qu'elle laisse au centre de la table de la cuisine. Puis, elle se choisit un yaourt dans le frigo, récupère son chocolat fumant et grimpa quatre à quatre les escaliers menant à l'étage en appelant sa grande sœur :
« Héloïsa ! Je suis rentrée !
Elle ouvrit la porte sans frapper.
- Salut ! s'exclame-t-elle en entrant.
- Salut sœurette !
Âgée de dix-sept ans, Héloïsa achevait sa formation. Elle avait de grandes aptitudes dans la connaissance des plantes, des épices et ce timbre de voix particulier pour soigner ou hypnotiser les gens . La jeune femme était promise à un bel avenir d'Enchanteresse, car on appelait plus ces femmes des sorcières, ce terme étant jugé trop péjoratif et effrayant. Actuellement, l'École des Jeunes Adultes la formait à la tâche du soin des futurs enfants. Après avoir appris les soins divers sur des poupons en plastique, la dernière épreuve consistait à s'occuper d'un petit animal fraîchement né jusqu'à son sevrage. Cléophée s'approcha du petit chaton roux et blanc, pelotonné dans son panier garni de couvertures.
- Il va bien ? interrogea-t-elle en chuchotant.
- Il m'a semblé froid, révèle sa sœur inquiète. Je l'ai gardé contre moi depuis que je suis rentrée, j'ai chauffé la couverture sur le radiateur en attendant, j'espère que cela suffira.
Confier des petits animaux à des adolescents était risqué et quelque peu cruel compte tenu des nombreux échec, mais cela transformait les adultes en de meilleurs parents plus responsables. Cette évaluation était prise au sérieux car les élèves présentant les plus mauvais résultats devaient constamment justifier de leurs compétences auprès de la société en se rendant régulièrement chez les médecins dès qu'ils devenaient parents pour de bon à leur tour. Les moindres faits et gestes étaient épiés par une personne âgée désignée d'office comme tuteur -ou plutôt tutrice car c'était presque toujours une femme- jusqu'au moment où ces deux protagonistes -médecins et tuteurs- décident que les jeunes parents étaient aptes à élever l'enfant seuls. Cette sélection des petits animaux les plus vigoureux de la portée permettait en revanche à la vraie mère animale de mieux s'occuper des derniers nés qui avaient par conséquent plus de chance de survie. En outre, un attachement fort liait le jeune adulte à ce petit animal auquel ils avaient prodigués tant de soin, très souvent, l'adolescent le gardait toute sa vie avec lui comme animal de compagnie.
- J'ai préparé le goûter ! annonça la petite fille. Tu viens avec moi à la cuisine ?
- Oui, je te suis ! répondit la jeune femme enthousiaste.
Ce goûter était un moment privilégié pour les deux sœurs : elles discutaient de leurs journées respectives tout en écoutant leurs musiques préférées, elles en profitaient généralement pour décider du reste de la soirée, entre corvées pour le bon fonctionnement de la maisonnée et sorties, il fallait s’organiser. Les devoirs étaient désormais proscrits, les parents devaient simplement prendre le temps d’écouter les leçons apprises dans la journée par chacun de leurs enfants. À eux ensuite de décider avec l'enfant si il fallait compléter par un exercice écrit en s'aidant du manuel scolaire ou pas. Ainsi écouté, mis à contribution, et non contraint, l'enfant progressait toujours à son rythme, mais avec motivation. Il n'était pas nécessaire que chaque jeune adulte de dix-huit ans possède le même niveau scolaire, le plus important était qu'ils aient le sentiment d'être confiants, en sécurité et prêt à assumer les responsabilités de la vie adulte. Dans le cas contraire, ils prolongeaient simplement la formation jusqu'à gagner ce Certificat à la Vie d'Adulte qui remplissait de nombreux critères tant au niveau des connaissances culturelles, des valeurs de la société et des différentes aptitudes nécessaires.

Plus tard dans la soirée, après un repas en famille qui était une nouvelle occasion de discuter des journées de chacun, Cléophée remplissait le lave-vaisselle pour aider sa maman pendant que Héloïsa prodiguait les soins à son chaton. Quand chacune avait finit, elles s’échappèrent pour profiter de leur soirée pendant que les deux adultes se détendaient devant une émission à la télévision : boîtier cubique diffusant à ondes numériques (enfin, bref la TNT parce que, bon pas le choix quand même, mais pas « ce qui suivra ») des émissions produites par les deux seules sociétés habilités dans leur communauté. Quoique... (enfin bref, pas trop de télé de toutes façons.)
Enfourchant leurs bicyclettes, elles traversaient les différentes rues presque désertes à cette heure tardive. Peu de voitures en vérité, davantage de personnes à pied, à vélo, bavardant à leur terrasse, se retrouvant chez des amis, à un café autour d'un bon verre... les enfants, eux, se réunissaient dans des recoins dans la forêt du Nonnenbruch située en bordure du village. Buissons touffus, jeunes arbres regroupés anarchiquement étaient autant de lieux de jeux ! Un peu partout, on trouvait des cabanes réalisées le plus souvent à partir de bois morts amoncelés verticalement contre un tronc, une branche basse. Cléophée retrouva sa bande d'amis tandis qu'Héloïsa s'éloignait un peu plus des habitations. Dans cette clairière, chacun savait que les jeunes adultes se retrouvaient. Réunis autour d'un feu, les plus mélomanes grattaient leur guitare en chantant pour un bœuf, les plus hardis racontaient en exagérant leurs aventures, les plus savants récitaient leurs leçons. Héloïsa, elle, retrouvait ses amis Enchanteurs pour tester ensemble de nouvelles potions, de nouvelles incantations.
Il y a quelques jours, a eu lieu la fête des Jeunes Couples. Comme son nom l'indique, elle permettait aux jeunes gens des villages alentours de se retrouver. Très souvent, les familles s'étaient déjà mis d'accord pour unir un jeune homme et une jeune femme qui, pensaient-il, sauraient s'entendre. Mais chacun pouvait également faire le choix de l'amour. En attendant de connaître le coup de foudre, Héloïsa fut heureuse de revoir dans la clairière celui qui lui était promit : Clovis.
« Salut, tu as passé une bonne journée ? interroge-t-il timidement.
- Oui, j'ai enfin pu récolter les fleurs de lavande ! Tiens, j'en ai amené pour tout le monde.
Il tendit la main pour les recueillir.
- Tu te feras une infusion avant de te coucher... en pensant à moi, réplique-t-elle malicieuse.
Il déplia délicatement un mouchoir en papier pour les garder précieusement et les rangea dans la poche intérieure de sa veste. Considérant les regards curieux à quelques mètres, il entreprit de lui prendre la main pour s'éloigner du groupe.
- Ha, au fait, je ne t'ai pas dit, j'ai eu un chaton ! Je dois m'en occuper comme si c'était un enfant, et toi, tu as eu quoi comme animal ?
- Un chiot, un Saint-Bernard, révèle-t-il avec une grimace.
- Un Saint-Bernard ? Sérieusement ? cria-t-elle admirative.
Évidement, plus le petit animal confié était gros, plus la tâche était dure, mais meilleur était considéré l'élève a qui il était confié, et d'autant plus en cas de succès.
- Il est immense ! se plaignit le jeune homme. Je ne vais jamais y arriver !
- Allez, ne t’inquiètes pas, je suis sûre que si ! Sinon, on ne te l'aurait pas donné !
Pour les garçons cette épreuve était toujours plus délicate, des adolescents de dix-sept ans ayant plus de mal à se projeter sur une naissance que des jeunes filles déjà assez bien familiarisées avec leurs cycles menstruels et leur fonction première.
- Ouais, peut-être.
La sonnerie annonçant le couvre-feu les surpris.
- Tu veux que je vienne te voir chez toi après les cours demain ? proposa la jeune fille j'aimerais beaucoup le voir ?
- Si tu veux, c'est gentil. »
Ils s'enlacèrent tendrement pour se dire au revoir et s'éclipsèrent chacun de leur côté.

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Une douce mélodie extirpa le jeune homme de son long sommeil réparateur. Lové sur un matelas moelleux à mémoire de forme enveloppé d'une douce couette garnie d'aimants et d'huiles essentielles propices à un endormissement optimal, il n'a jamais connu une mauvaise nuit de sa vie.
Aujourd'hui, il fête ses dix-huit ans alors hors de question de traîner ! D'ailleurs, son miroir interactif s'allume déjà et entonne une joyeuse musique intemporelle pour le célébrer. Il s'étire, baille et se lève pour le regarder machinalement en souriant avec satisfaction. Comme à chaque fois, des photographies de ses anciens anniversaire défilaient, une façon de montrer ce temps qui passe, cette évolution. Il consulta la météo, comme toujours affichée en haut à droite : beau temps et ciel bleu en ce beau jour de juin. Exactement ce qu'il espérait !
Lorsque le diaporama fut terminé, une question s'afficha « Voulez-vous vous faire photographier pour votre dix-huitième anniversaire ? » suivi des réponses « Oui » et « plus tard » pas de « Non » figer les gens dans le temps, capturer des moments, des événements étaient une évidence dans cette ville. Le jeune homme cliqua sur « Plus tard » il n'avait aucune envie de se faire tirer le portrait ainsi au saut du lit, il avait une bien meilleure idée... Par quelques manipulations, il indiqua que la photo serait prise depuis son téléphone mobile. Prolongation interactive et informatisée de sa main...
À présent, il descend dans la cuisine pour se préparer un petit-déjeuner à base de céréales. Il n'y a plus de lait dans le frigo, alors il tapote sur la porte munie d'un écran tactile pour en racheter à nouveau. Alors qu'il mange, un autre écran s'allume en face de lui, et des vidéos de sa famille y défilent, des messages écrits, des photos ; beaucoup de proches ont déjà pensé à lui pour ce jour unique. Attendrit, Kenshyn, tapote sur l'écran tactile, se recoiffe machinalement et enregistre une réponse groupée « Merci à vous, mes parents, mon petit frère adoré, mon super pote Wolf et ma grande frangine : on se retrouve tout à l'heure, bonne journée, des bisous !!!! » Il pose la main sur sa cœur, sur sa bouche et la lève devant lui en l'agitant ce qui stoppe automatiquement l'enregistrement et l'envoie instantanément aux destinataires désignés. 

Le jeune homme enfile son blouson qui s’adapte automatiquement à sa température et à celle de l'extérieur, il fixe son téléphone portable sur le dos de sa main gauche et l'expose quelques secondes à la lumière extérieure pour le recharger. Puis, il tape un code sur la porte d'entrée de sa maison à la façade de bois et recouverte de panneaux photovoltaïques sur le toit. En sortant du jardin, il est d'humeur si joyeuse que son vêtement se colore de turquoise, journée paire, il doit se déplacer principalement à pied ou à vélo, il n'a pas pris ses bottes motorisées cette fois-ci et croise avec la plus grande indifférence ces acolytes ainsi chaussés qui filent presque sans le moindre mouvement sur la chaussée.
Cette photo provient d'un des blogs cités deux articles plus bas.
 À sa gauche, sur la route, des lignes de voitures roulent au même rythme, à la queue-leu-leu, leurs conducteurs lisant paisiblement dans l'habitacle en sirotant en café bien chaud pendant que le véhicule en tête de ligne assurait la conduite en toute sécurité. Des arbres parfaitement taillés étaient planté dans un alignement militaire, on avait appris à rendre les pollens de ces derniers anallergiques...

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Les plus curieux remarqueront que le nombre de mots dans cet extrait ne correspond pas au nombre indiqué : c'est parce que je me suis permise d'écrire quelques paragraphes sur mon grand manuscrit pour réactiver mon envie d'écrire avant de me mettre à la lourde tâche d'un nouveau livre. Finalement, c'est comme pour une voiture : le démarrage est le plus dur. Je ne dis pas qu'après ça va tout seul mais pas plus tard qu'aujourd'hui j'ai eu plaisir à écrire un long paragraphe de quelques 1222 mots qui traite sur la façon dont les deux peuples "font des bébés" !
Merci encore aux autres participants et à la prochaine fois !
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