Vous connaissez ses livres... découvrez la romancière ! Et vice-versa.
mardi 1 novembre 2011
Nano quoi ???
dimanche 20 juin 2010
Un roman... et des clichés
Analyse.
1. Le soleil qui filtre dans les lames du store
Lu et relu en effet et pourtant jamais
écrit en ce qui me concerne. Pourquoi ? Probablement parce que je ne l'ai jamais vécu ! Du plus loin que je me rappelle j'ai presque toujours dormis dans des chambres orientées au Nord ou au Sud, alors « le soleil du matin » à moins de se lever à midi, tu repasseras !
Non, mes personnages à moi se réveillent plutôt (souvent ! ) après des cauchemars « tellement réels ». Mais je ne suis pas certaine que ça fasse moins cliché ceci-dit...
2. La scène de sexe amoureux
Difficile d’y échapper en effet ! Et ho combien difficile à écrire ! Mes personnages ne sont pas des puceaux sauf une au début, mais ça va, elle va découvrir le sexe : vous serez aux premières loges. Et c'est bien là que ça coince !!! J'ai même pensé à une musique d'ambiance (C'est Nothing Else Matter de Mettalica) aux chandelles (franchement, à croire qu'on rêve toutes d'une première fois à la lueur de la bougie : mais le fait-on en réalité ? ) Mais vraiment, je reconnais que ce n'est pas évident de captiver le lecteur sur un acte que l'ont idéalise tous mais qui, une fois expérimenté, reste, soyons francs, assez banal ! 
Alors j'ai tenté une pauvre vanne sur le choix du parfum du préservatif, j'ai donné à mon étalon assez de sensibilité pour ne pas brusquer l'oie blanche ; mais bon, ça reste une de mes scènes les plus dures à écrire, je l'admet. Et je précise que cette scène de dépucelage n'a absolument rien à voir avec ma première fois à moi. Être écrivain c'est accepter de se mettre à nu pour ses lecteurs, mais tout de même, faut pas abuser...
Plus tard, la jeune pucelle devenue femme mariée commettra le péché ultime avec ni plus ni moins que le cousin-meilleur-ami-presque-frère de son mari. Amant d'une nuit qui la « pénètre d'un coup » et non pas longuement comme suggéré dans l'article cité en source... Hé oui, chez moi mes personnages peuvent être aussi sensibles au début de l'histoire que brutaux vers le milieu. Et encore, je n'ai pas écris les chapitres où la jeune pucelle, devenue femme, puis maman, puis divorcée ; s'enverra purement et simplement en l'air avec un collègue de travail, plusieurs fois même. Et croyez moi elle aimera ça !
3. Le repas au restaurant
Évidement, mes personnages vont au restaurant, mais c'est vrai que j'évite de m'y attarder car effectivement, quoi de plus rasoir ! Même dans les séries américaines, on a jamais réussis à construire tout un épisode sur une soirée au restaurant : en littérature, c'est pareil ! Avec une exception, je tiens à le signaler. Bien-sûr, exerçant moi-même la profession ingrate d'hôtelière-restauratrice, de quoi d'autre pouvais-je parler dans mon roman pour rester un minimum crédible ?
Alors oui, la demoiselle deviendra restauratrice, pas dans les mêmes circonstances que moi, je tiens à le préciser là encore. Mais cette scène révélatrice au restaurant me semble bien trop indispensable dans l'histoire pour que j'y touche, si cliché puisse-t-elle être...
4. Le secret de famille ou le traumatisme d’enfance
Le secret de famille, il viendra plus tard, bien plus tard et atteindra en réalité les enfants de mon personnage féminin principal. Oui, mère indigne, elle va leur mentir ! Un mensonge et un secret que les lecteurs connaîtront puisqu'ils suivent les aventures de cette femme depuis son adolescence. J'aime à croire que c'est presque original, un secret déjà dévoilé avant même que l'enfant devenu adolescent n'en subisse les dommages. Mais il n'y a peut-être que moi qui y crois...
5. L’homme sans cœur ou l’hypersalaud
Qu'on se le dise, le « Dom Juan, le Hugh Grant de Bridget Jones est périmé ». Ça tombe bien, je n'en ai pas sous la main. Si, peut-être un personnage qui apparaît à peine au départ, juste le temps de faire comprendre à la jeune pucelle qu'elle doit admettre que le monde ne tourne pas autour d'elle et qu'il faut regarder au-delà des apparences. Personnage qui disparaîtra assez vite mais que je ne peux pas me résoudre à gommer pour de bon. D'abord parce que dans la version papier (celle que j'ai écris de 16 à 22 ans, vous vous souvenez ? ) il est beaucoup
, beaucoup plus important et que même si cette histoire là, je n'ai pas réussi à la mener jusqu'au bout, je trouvais qu'elle avait tout de même un certain potentiel ! La deuxième raison, c'est que, aussi vilain fut-il au tome 1, aussi vulnérable je le souhaiterais dans le dernier tome ou l'avant dernier... si il ré-apparait. Ça ce serait juste aussi l'occasion pure et dure de me venger de tout les types qui m'ont tellement fait souffrir (oui, je fais dans le mélo et alors ? C'est mon blog je fais ce que je veux ^^ !!) quand j'étais plus jeune...
Il y en aura un autre aussi, plus tard, plutôt du genre David Seidel (vous connaissez pas ? Hé bien regardez la télé !) Mais là aussi, même si le genre est périmé, il est bien trop important pour que je me passe de lui ; mais peut-être devrais-je réfléchir à ce « qu'elle » ne le « sauve » pas trop. Ou pas.
6. La forêt naturelle
Hé bien là, je suis bien dans la mouise ! Elle habite en lisière de forêt, Elle Les rencontre encore dans la forêt. Sans compter la rivière. Puis l'hôtel perdu dans la montagne un peu plus tard. Oui, là, mon roman s'enfonce dans un cliché ! Et puis zut quoi ?!
? J'ai vécu mon enfance et mon adolescence à la campagne, entre forêt et rivière précisément. Je vis mon adulescence (on dit comment ? Mon âge adulte ? Ma jeunesse adulte ? Mes belles années ? ) dans la montagne. Zut de zut : de quoi puis-je parler d'autre que de nature ? Je me définirais même comme une sorte de créature féérique qui vit dans les bois, je raconte à mon fils que je suis née de l'Immaculée Conception entre une feuille d'arbre et de l'eau de source (rassurez vous : à 7 ans il n'en croit pas un mot) je me retrouve dans la virginale apparition de la pub Lolita de Lempicka (mon parfum fétiche soi-dit en passant) Alors mince : en quoi la ville serait-elle moins clichée ou plus sexy que la nature ? Pas d'accord !
7. Les regards qui tuent
Ben oui, évidement, à quoi bon raconter une rencontre entre deux êtres si il n'y a pas un échange de regards ? Franchement ? C'est vrai que c'est clic
hé, mais là j'ai un peu de mal à croire qu'on puisse le raconter différemment. Ma rencontre entre mes deux amoureux, c'est la voix de l'homme (qui chante près d'un lac, oui oui, la forêt, la nature, très cliché en effet !!!) qui la séduit en premier, ça va ? C'est plus acceptable comme ça ? Je sais pas mais un roman, à plus forte raison qui se prétend roman d'amour, a-t-il le moindre crédit avec une scène de rencontre des plus banales comme dans la vraie vie. Je n'y crois pas. Et d'ailleurs même dans la vraie vie, qu'on ne me dise pas que les gens sont incapables de ressentir ces sensations merveilleuses et enivrantes ??? Et sinon... ben j'ai envie de dire... que je vous plains. Voilà.
8. Le parfum qui embaume

« Un héros qui ne sentirait pas s’en sortirait bien mieux ». Voici une phrase à méditer. Certes, je n'ai pas pensé à m'encombrer d'une longue description sur la saveur fruitée et boisée du parfum de la jeune femme qui évoque cette féérique apparition d'une sylphide blonde et ondulante près d'une source pure à la télévision. C'eût été pourtant un magnifique hommage à mon parfum favori en forme de pomme violette. Enfin, quoi que en fait non, c'eût pas été visiblement...
9. Les black-outs, fugues décennales et autres descentes aux enfers
Haha, comme c'est vrai :-D ! Mais là encore, une histoire a-t-elle le plus petit intérêt si on ne met pas ses personnages en danger ? L'amnésie de mon personnage a toute son importance dans le sens où déjà on ne sait pas si elle arrive par la force des choses ou par la perversion de l'au-delà (…moi et mes métaphores à deux balles...) Par ailleurs, elle révèlera le côté le plus sombre de mon personnage tout rose et tout gentil dans le tome 1 qui ne sera plus aussi gentil que ça plus tard. Je peux tout au plus réfléchir à une alternative différente, mais alors mon roman risque de s'arrêter au tome 3. Et puis, franchement, ce n'est pas ce que je voulais au départ... Ce roman, ce serait plutôt une longue histoire pour fidéliser quelques 100 ou moins lecteurs/amis/famille qu'un gros pavé trop génial pour mettre à mes pieds 1 000 inconnus !!!
10. Dire non au cliché/liste non exhaustive d'autres erreurs à éviter :
Les nuits sans fin (celles qui comptent 15 heures au moins),
Il n'y en a pas, peut-être une journée sans fin, mais seulement une alors ;-)
Les apocalypses dont on réchappe toujours (le petit groupe qu’on retrouve au chapitre 15 et qui a survécu en autonomie)
Non, mon roman ne traite pas de ce sujet-là, et vu que j'ai lu un peu partout que bien des fans de LOST ont pleuré au générique de l'ultime épisode, je ne suis pas certaine que ce « cliché » soit une vraie erreur.
Les scènes de vie au travail (chiant, agressif),
D'accord, j'abrégerais. Sauf pour l'hôtellerie : là je vais balancer À MORT !
Les ruptures
Gnagna, des personnages qui ne se séparent pas : ça intéresse qui ?
Les trajets en automobile/avion/train (en vogue depuis 100 ans)
Ho, et pourtant, on peut en dire des choses en voiture... en même temps dans ce cas, il faut se déplacer comment ? Par téléportation ? Genre « la Mouche » ?
La misanthropie qui rend noble (et pas con comme en vrai)
Mdr, ne pas rendre un minimum mon personnage misanthrope (ou disons humanophobe comme j'aime à le dire de façon plus modérée) c'est renié tout mon être. Et puis je veux pas.
L’utilisation des parapluies partagés (pourquoi est-ce que dans les romans, il n’y a jamais qu’un parapluie pour deux ?)
En voilà une idée :-D Non, non chez moi quand la pluie s'abat sur mes personnages, ils sont dégoulinant, mort de rire, filent chez eux se réchauffer et galipettes sous la couette (oui, parce qu'ils venaient juste de se séparer avant que la pluie « qui lave les colères du passé » ne leur tombe dessus)
Les trios amoureux
Un meilleur ami qui tombe furtivement amoureux alors qu'elle est déjà en couple, ça compte aussi ? Furtivement, hein ! Je le jure, pas plus d'un chapitre !
Les animaux de compagnie intelligents
Je n'y ai pas pensé ça :-D et Dieu sait que je suis gaga de mes lapin(e)s et cochons d'Inde pourtant !
Les magasins d’antiquité où l’on trouve des objets « so exciting » et ultrasignifiants
ça non plus je n'y ai pas pensé, reste que les boutiques décrites par Sophie Kinsella dans l'Accro au Shopping restent des valeurs sûres, faut pas charrier....
Finalement, ils le disent si bien eux-même : « Dire non au cliché, c’est dire non à l’écriture. Dire non au cliché, c’est se couper d’une intelligibilité immédiate dont l’écrivain ne peut pas se payer (sauf à être génial sur chaque mot, ce qui est impossible) le luxe à plein temps. »
Les clichés, donc, je ne pense pas qu'on puisse les éviter. Mais ils sont à consommer avec modération, c'est toujours bon à savoir merci au site www.fluctuat.net d'avoir partagé l'information.
vendredi 4 juin 2010
Écrire un livre, réaliser ses rêves, c'est aussi accepter des longs temps de pause...
samedi 5 septembre 2009
Mais elle écrit quoi au juste ?
dimanche 26 juillet 2009
De la rédaction à la publication
Si certains anciens lecteurs du « blog-secret » de Gentiane passent par ici, ils se souviendront peut-être de mon article très colérique (oui, un article ne peut pas être colérique, puisqu'il n'a pas de sentiments, c'est une figure de style, un peu d'imagination :-p ) sur Christine Haas et le « thème astral » qu'elle me prévoyait en 2008. Sauf que... force est de constater qu'elle avait raison, 2008, c'était la losse.
Passons, on a changé d'année depuis fort-fort longtemps et puis, cette année, en 2009, Christine Haas, je l'aime ! Voyez plutôt :
Vie Privée :
Les deux premiers décans seront sur une pente ascendante, dans une évolution personnelle permanente, et pourront se déployer sans rencontrer d'obstacles. (Blablabla) Nouvelles relations, nouveaux amis... vous n'aurez pas le temps de vous ennuyer ou de broyer du noir comme en 2008.
Vie Professionnelle :
De très beaux projets en perspective, qui sont déjà au programme pour les natifs de mai. Là aussi, l'évolution sera notable et vous pourrez aborder des domaines qui vous étaient jusqu'à présent inconnus ou que vous aviez simplement survolés. Tous les métiers liés à la communication, à l'édition (l'édition !!!!!!!!), au journalisme et à la recherche seront valorisés et vous aideront à connaître un certain succès... (Blabla)
A moins que vous ne trouviez un job parallèle qui vous plaira beaucoup (ha, mais on ne peut rien vous cacher ! ), non seulement parce qu'il sera intéressant (comme vous dites ! ) mais aussi parce que l'apport financier n'est pas négligeable (sans blague ? Je n'en demande pas tant ;-) )
(Blablabla 3è décan, c'est pas moi, passons...)
Développement personnel :
Pour résumer, car j'ai l'impression d'avoir déjà perdu le tiers de mon lectorat : les gémeaux sont de vrais « hommes-orchestres » capables de tout-faire et de mener plusieurs activités de front."
Je vous le dit, j'ai trop la niaque en 2009 !
Et puis, je serais ingrate de ne pas évoquer encore cette autre rencontre. Celle de Nolween Eawy !
Elle est apparue brièvement sur l'univers vefien en mai 2008 et a séduit bon nombre d'entre nous avec son recueil de nouvelles « Les enfants de l'ombre »
Moi, j'ai dévoré frénétiquement son blog littéraire (à l'époque sur blog-over, puis sur blogspot) qui regorgeait de conseils pour les écrivains en herbe ! J'étais épatée de trouver en quelques clics de souris les réponses aux questions que je me pose et de savoir que, grâce à son expérience, non, je ne rêve pas ; oui, c'est possible.
Possible de publier un livre, sans forcément s'exiler à Paris (oui, à l'époque, je me posais vraiment beaucoup de questions)
Possible d'éditer tout en restant chez soi, tout en continuant de travailler ailleurs. Parce que, c'est pas dans cette vie-là que je réussirais à tout plaquer pour vivre mon rêve : j'ai un homme, un enfant, un boulot, une famille, des attaches ; et puis, plus vraiment « la vie devant moi » Je veux dire, je veux bien me lancer dans l'aventure, mais pas dans l'inconnu...
Tout ce qu'il me faut maintenant, c'est du temps, de la volonté (de la patience ! ) et du travail.
A partir de cette rencontre, tout s'enchaîne. Fin octobre 2008, j'intègre le forum « Eawy-and-friends ». À travers ces discussions, je rencontre des auteurs et lecteurs de tout horizons. Rencontres impossibles dans la vraie vie !
Il est bon de ne pas se sentir seuls dans cette aventure compliquée. Et nous faisons notre possible pour nous entraider.
Je ne le dirais jamais assez : il y a dans la vie des rencontres qui vous bouleverse à jamais. Celle de Nolween en fait partie. Si je n'avais pas lu ses blogs, ses expériences, je pense que je me serais beaucoup plus vite découragée, et que mon livre n'aura été qu'un blog-livre (soi-dit en passant, ça reste une possibilité, un plan B, si vraiment je n'arrive pas à jongler avec mon « métier » et mon « emploi » )
À présent, je suis modératrice au sein de cette communauté et ces rencontres qui n'ont de virtuelles que le nom sont extrémement enrichissantes !
Décembre 2008, toujours sous la houlette de Nolween Eawy, nous publions ensemble le recueil « des bonbons ou la mort» Des histoires sur le thème d'Halloween. J'utilise mon nom d'emprunt, juste un clin d'oeil, une petite « heure de gloire » pour Clara... Je n'étais pas encore décidée à « abandonner » ce personnage à ce moment là. Mes premiers pas dans l'écriture.
Quelle ne fut pas mon émotion, après avoir déposé ma participation de lire la proposition de Nolween ! À cette période, la publication était encore une sorte de rêve lointain et voilà que j'allais toucher ce rêve du bout des doigts ! Cette première expérience m'aura permis d'appréhender les difficultés qui m'attendent. Car, oui, un livre ce n'est pas seulement un manuscrit, c'est aussi une couverture, une estimation de prix, un numéro ISBN, etc...
Depuis, le forum a changé de nom, d'administratrices et je suis toujours modératrice. Les malentendus ternissent un peu nos relations, mais cela reste une très belle aventure et quelle qu'en soit l'issue, je ne l'oublierais jamais.
(ce message dormait dans les brouillons depuis plusieurs mois : tout comme la plupart des messages d'ailleurs ! )
mercredi 24 juin 2009
La couverture : idées de mise en scène, photos
PHOTOS PERSOS !!!!!!! ON NE TOUCHE PAS ! MERCI !!!!!
Explications :
Il faudrait une maison qui fasse "ancienne, chaleureuse, masure" et une "moderne, froide, impersonnelle" à gauche, à droite, peu importe...
L'enseigne sur la maison de droite peut rester, mais il faudrait la modifier (je ne veux pas avoir de soucis avec les propriétaires du bar en question ! ) Par ailleurs, si elle n'apparaît pas, ce n'est pas grave.
Je voudrais le ciel et la rivière "plus bleus"
Il n'est pas nécessaire d'avoir autant de végétation, mais il n'est pas non plus nécessaire d'en ôter...
Les couleurs, l'état du toit, la disposition des fenêtres, du jardin, etc... doivent être modifiées afin que l'on reconnaisse le moins possible les maisons ! C'est juste "l'état d'esprit" de la photo qui doit rester...
Profitant d'une promenade en forêt avec ma famille, j'ai donc pu prendre quelques cliché (dégoûtée : la chênaie que je voulais spécifiquement prendre en photo à été rasée !!!!! Détruite !!!! C'est comme si on m'avait ôté une parcelle de moi 0_0 )
Le petit garçon cachant son visage représentait le fantôme. Je voyais la jeune fille en jean puisque c'est une ado, mais pour la vision fantomatique j'étais bien incapable de réussir quoique ce soit. Je pensais qu'il suffisait de redimensionner la photo pour l'insérer, qu'elle porte un haut plus rouge (ça je sais faire ;-) ) qu'elle ait les cheveux plus long....
Après bien des manipulations de copier/coller et autres filtres magiques sous GIMp, voici à quel résultat je suis parvenue, en dimension réelle, c'est à peu près ça :
Je reconnais humblement que c'est non seulement basique, mais en plus tassé ! Hé oui, concepteur pyrographique en côte de porc (seule ma famille comprendra la référence à 3 ct d'euros) ça ne s'improvise pas et Designer non plus ! On voit pas du tout que l'écureuil du coin est comme "collé" sur l'image, par exemple (tu parles :-p ) Et franchement, mon fantôme ressemble à tout sauf à un fantôme, bref.
Voici les explications des détails qu'on trouve sur cette image :
La fille en rouge :
c'est effectivement une des couleurs que je préfère porter "pour me faire voir" Et c'est un clin d’œil à mes années post-adolescente où je portais toute l'année une veste rouge. Je tenais à ce que la fille soit en jean, ça fait plus ado. Je n'ai pas la moindre idée du cadre le plus vendeur, mais j'aime assez cette posture, avec la main sur le tronc, l'impression que la fille se cache tout en étant attirée par cette vision, ce fantôme, malgré sa crainte.
le fantôme, l'apparition :
C'est mon fils qui se cache le visage (pas envie que son image soit diffusée sur le net
les rayons qui émanent du dos de la fille :
C'est pour que le doute soit accentué : c'est elle ou lui qui meurt ? Bien-sûr, il faudra que le résumé de la quatrième de couverture entretienne le suspense
la forêt :
pour le mystère et surtout parce que la forêt... c'est ma deuxième maison
l'écureuil :
écureuil, lapin, oiseaux, chevreuil ; toutes ces créatures bucoliques ont bercées mon enfance et continuent de m'enchanter au gré de mes promenades
Avez-vous remarqué que je me suis auto-greffée des cheveux
La vision de shyY ( voir son site ) est à mille lieux de la mienne ! Et c'est cela qui est intéressant dans cette collaboration car c'est son professionnalisme qui donnera un résultat concret à ma vision des choses.
Ainsi :
La fille en rouge aura une robe, c'est plus graphique et pour jouer sur le côté spectral, c'est aussi plus simple.
Son fantôme est génial quoique pas tout à fait assez jeune à mon goût, ! Il a traduit le côté ambigu, lui a donné vraiment l'expression que j'attendais
Il n'a pas dessiné la jeune fille de la même façon (premier plan, plan américain) pour ne pas lui donner trop d'importance. Je suis à 100% d'accord avec cette vision des choses.
J'étais juste pas d'accord sur le dos du livre en noir
Et sur la lumière trop sombre à mon goût.
Bien-sûr, cette couverture je ne peux pas la montrer, d'abord parce que ce travail lui appartient (ouais, les droits d'auteurs, quoi ;-) ) et puis... je crois que je vais plutôt vous laisser la surprise :-)
Hé oui, le travail d'écrivain indépendant à celui-ci de magnifique et de passionnant que même pour la couverture, on doit se débrouiller avec nos relations ou nos talents (ou non-talent dans mon cas) Encore une étape qui avance, pas à pas...
mardi 9 juin 2009
Un secret - livre de P.Grimbert - film de C.Miller
Résumé :
L'auteur nous raconte l'histoire de ce petit garçon, né après guerre, qui s'imagine un frère ainé. Dans le silence de ses deux parents se cache un terrible secret... Son propre secret qui, après avoir meurtri l'enfant fragile qu'il était, a façonné l'homme qu'il est aujourd'hui.
(l'exemplaire que je tiens dans les mains est celui de France Loisirs, édité avant la sortie du film)
Biographie :
Philippe Grimbert est psychanalyste. Il a précédement publié trois essais : Psychanalyse de la chanson, Pas de fumée sans Freud et Chantons sous la psy, et son premier roman La petite robe de Paul (2001)
Pourquoi j'ai voulu lire ce livre ?
Je pense que cette attirance avec la période des deux guerres mondiales remonte à mes cours de troisième. Pourquoi ?
Un prof d'histoire passionnant et passionné qui m'a transmis le virus ?
Parce que mon père est précisement né en 1942, en pleine guerre ?
Parce qu'un secret, tel celui relaté dans le livre/film trouble l'histoire de ma famille ?
Non.
Je pense que c'est beaucoup plus simple...
Ça remonte à mes racines.
À ma patrie.
J'habite en Alsace, ces fameux territoires perdus. Ici, ce sont les histoires d'une population livrée aux allemands. Quand je foule du pied le site du Hartmanswillerkopf ce sont les cendres des Poilus et plus tard des soldats de 39-45 que je piétine. Quand mon regard s'arrête sur les monuments aux morts dressés ici et là dans les communes, ce sont autant de familles, de couples brisés, de destins tragiques ; qui me sautent à la figure !
Je vis dedans.
Et je l'accepte.
Pire, j'en redemande.
Recueillir les coupures de presses, les livres, les films ou les documentaires de cette période difficile sera sans doute l'un des buts de ma vie. Ne pas oublier. Ne pas recommencer. Mon devoir de mémoire comme ils disent.
Au delà de ça, je trouve intéressant, fascinant, de raconter les traces indélébiles d'un secret de famille. Cette fameuse armoire close, cette pièce secrète. On en a tous une, non ? Ce livre nous le renvoie en pleine figure, nous ramène à notre propre histoire, nos propres doutes... Je lui reprocherais peut-être une certaine "fadeur" pas assez dynamique, manque de dialogues pour rythmer l'histoire, mais enfin, il s'agit avant tout d'une autobiographie romancée, cest donc normal ! Le dénouement est bouleversant, on en veut à mort à cette femme, et puis, malgré nous, on tente de la comprendre, de reconnaître que par amour, on est prêt à tout. Que dans ces temps difficiles, les personnes n'étaient sans doute plus vraiment elles mêmes... Et qu'un tel geste puisse être possible.
À peine ai-je lu ce livre que le film sortira au cinéma. Bien-sûr, j'ai envie de le voir, mais dans la vie, on ne fait pas toujours ce qu'on veut ! Je dois donc patienter jusqu'à ce jour où il me saute aux yeux, dans le rayon de ma médiathèque favorite.
J'ai lu et conservé le magazine "Version Femina" consacré à ce film. Je vous en retranscrirait volontiers quelques morceaux choisis, mais il suffit d'avoir besoin de quelque chose pour ne plus se souvenir où on a bien pu le laisser, non ?
Un secret - film réalisé par Claude Miller, sorti en salle le 03 octobre 2007, sorti en DVD le 03 avril 2008 :
Parlons du casting... Source des photos : Allocine.fr
Cécile De France :
Magnifique dans le rôle de Tania. Dans le livre, elle a les cheveux longs, elle est brune il me semble. Dans le film, elle a les cheveux courts et blonds. Elle reste sublime. La scène mythique du plongeon est retranscrise avec une justesse admirable. Le maillot noir, le bonnet de bain blanc, chaque détail compte. Les échanges de regard, les doutes qui submergent Hannah à ce moment-là, on comprend tout. Dans le livre, tout y est amplifié, plus précis. Comme quoi, on ne rentre vraiment dans l'histoire que lorsqu'on a et vu le film, et lu le livre. Pour moi, les deux sont complémentaires.
Tania est une femme écorchée, déchirée de culpabilité. Elle résiste fièrement aux regards insistants de Maxime, mais la vie et la séparation avec son propre mari la ratrapera... malgré elle.
Ludivine Sagnier :
J'ai cru que le personnage de Hannah était vraiment en totale opposition avec celui de Tania à cause du paragraphe suivant : "Pauvre Hannah. C'est la phrase qui m'est venue à l'esprit lorsque plus tard j'ai découvert ses photos, ému par sa rondeur, par la fraîcheur de ses yeux clairs posés sur Maxime (...)" Ce "Pauvre Hannah" je l'ai interprété méprisant et j'imaginais ainsi un personnage banal, presque laid.
Ce que Ludivine Sagnier n'est absolument pas. Elle est fraîche, sincère. Elle joue le rôle de la maman fière et protectrice à merveille. Souriante, presque naïve au départ, son masque tombe au moment où elle comprend ce qui se passe entre son mari et Tania. Il n'y a plus l'ombre d'un sourire dans ce visage-là. Il n'y a que l'incompréhension, la froideur, peut-être de la haine aussi. Dans le livre, l'auteur parle de mutisme. Pourtant je trouve ce "mutisme" encore plus profond à travers le jeu d'actrice de Ludivine ! J'y décèle une sorte de rage contenue, je me trompe peut-être...
Cette scène, c'est le fameux moment que j'appelerais sa vengeance. D'autres (et les propres parents de Philipe Grimbert en premier ! ) l'interprètent comme une étourderie ou comme un désir de disparaître et de laisser la place au nouveau couple. À chacun de voir.
Je comprends alors en regardant le film, en écoutant le documentaire raconté par l'écrivain que ce "Pauvre Hannah" n'est pas du tout méprisant. Il est compatissant.
Cet homme que se partagent les deux femmes. Macho, sûr de lui, il admirera autant son premier fils qu'il blessera le second. Malheureusement, avec Patrick Bruel, ça ne passe pas. Il reste pour moi le chanteur à succès ou le prof rebelle et reloud du film... P.R.O.F.S (ils y sont les points où je l'ai inventé ???)
Je ne peux pourtant renier ni ses talents d'acteurs, ni sa jutesse dans le rôle ! C'est pas lui, c'est moi. Dans mon enfance, j'ai été habituée à ranger les gens, les choses, les leçons dans des "tiroirs". Patrick Bruel fait partie de mon enfance. Il reste donc dans ce "tiroir" (tout ceci est très étrange : mais ce n'est pas le but de l'article ! )
Dans le film, on verra le personage de Maxime (ainsi que ceux de Tania et Louise) plus âgé. Jai trouvé amusant d'avoir un aperçu de ce que sera mon "chanteur à minettes" quand il sera... vieux ! Si vous achetez/empruntez le DVD ne manquez pas la scène de Julie Depardieu et Cécile De France grimées en "mamies" qui dansent le disco !
Présenté comme un "juif antisémite" il nous brosse le portrait d'un homme insoumis qui ne veut pas croire aux horreurs que sa communauté va cruellement subir. Il saura protéger sa famille de cette infamie, mais il ne saura pas rassurer sa femme sur l'amour qu'il lui porte.
On aurait envie de lui en vouloir. De se dire qu'il a mérité ce châtiment. Mais non. Aucun être humain n'a mérité cette persécussion.
Julie Depardieu :
La sagesse, le médiateur du triangle dangereux. Plus "diminuée" dans le livre que dans le film. On ne ressens pas assez sa fragilité, je la trouve plus forte. C'est une dimension très intéresante apportée par l'actrice par rapport au personnage du livre.
J'en ai déjà dit beaucoup sur le film à travers la présentation des personnages. Vous apprécierez je pense, tout comme moi, la scène du mariage de Hannah et Maxime, très festive, très joyeuse. Sachez enfin pour finir que l'écrivain Philippe Grimbert joue un petit rôle dans le film. Un rôle qui lui va à merveille. Les bonus vous expliqueront tout sur ce choix judicieux.
Ce film est évidemment à déconseiller aux enfants, ainsi qu'aux âmes trop sensibles (je ne parle pas de scènes qui peuvent "heurter" dans le sens "horrible" je parle de l'histoire en elle-même, qui est bouleversante et vraiment tragique. )
(hooooo, le beau-faux ciel bleu :-p )
