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samedi 5 septembre 2009

Mais elle écrit quoi au juste ?

On a parlé de moi, parlons de mon roman.
Au départ donc, des cahiers remplis au crayons, des soirées entières qui se terminent tard, voire très tard la nuit, des après-midi coincée derrière mon bureau parce que j'ai une nouvelle idée à jeter sur le papier et puis ce blocage... J'ai 22 ans, mes études sont terminées, mon histoire aussi. Mon personnage a fait sa vie, eu un enfant, s'est marié. Pas moi. Tout un décalage entre mon existence et la sienne alors que nous sommes censées marcher ensemble main dans la main sur le chemin de la vie. Je sais que mon histoire ne tiendra plus la route à présent. Et puis, il me faut maintenant régler bien des problèmes. Trouver un travail d'abord, puis un logement, accessoirement pourquoi pas un copain ou quelque chose qui y ressemble (ma vie sentimentale était proche de zéro à l'époque, c'est à dire que je fantasmais beaucoup, mais que j'agissais assez peu...)
La résurrection vers 27 ans. Le travail, je l'ai ; le logement aussi, même un compagnon de vie et en bonus... un petit garçon pas prévu au programme. Sachez qu'un bébé, c'est du travail à temps plein, or je continuais à exercer ma profession (vous savez cet emploi qui me permet de gagner des sous mais ne m'épanouit pas des masses ? ) il a donc fallu attendre qu'il atteigne les trois ans pour que je me rende compte que j'existe aussi et qu'il est grand temps que je m'en souvienne !
Ma clé USB, mon ordinateur pour établir les factures des clients se voit alors attribuer un autre rôle (même si depuis, j'ai acquis un ordinateur portable afin qu'il n'y ai plus ni mélange, ni confusion : et puis, c'est plus classe quand on est écrivain, de tapoter sur un portable, lol ). Attention, qu'on s'entende bien ! Je n'ai pas pris sur mes heures de travail pour écrire mon livre ! J'ai toujours travaillé les heures pour lesquelles je suis payée et même au-delà, le service au client reste toujours prioritaire sur mon temps passé à écrire. Je suis en totale paix avec ma conscience professionnelle. Mais j'ai aussi besoin de cet échappatoire, de cet exutoire. Je cumule les deux et les clients ne s'en sont jamais plains.
Des dizaines de chapitres jetés ça et là dans mon disque dur externe à organiser. Une histoire qui n'en finit plus... mon héroïne est adolescente, puis adulte, elle a un ou des enfants (vous verrez bien ! ) et je sais même ce qu'il arrivera encore à ses enfants ! Tout ça ne tiendra pas en un seul livre, mon projet sera donc plus conséquent. Cinq ou six tomes. Minimum. Ça me laissera du temps à moi aussi... On a jamais vu qu'on pouvait faire le tour du monde en 24 heures, il est impossible de manger un gâteau tout seul en une seule fois ; il y a des étapes, on le mange en plusieurs jours : hé bien pour mon roman, c'est pareil ! Je le publierais en plusieurs tomes.

Commençons donc par le début.

Je vous ai parlé d'une héroïne ? Hé bien non, c'est bien un jeune homme qui raconte l'histoire. J'ai imaginé cette rencontre simplement en croisant un jeune inconnu lors d'une de mes innombrables balades en forêt. Rencontre qui survenait donc dans l'histoire comme « l'élément perturbateur » du couple tout beau, tout nouveau et idéal que j'avais imaginé à seize ans (ben oui, forcément, j'avais z'un n'amoureux qui me faisait rêver et il fallait que je le mette en scène dans mon histoire ! )
Quand j'ai repris mon livre en main une fois adulte, je trouvais que c'était plus dynamique (j'aime bien ce terme, ça pète : « plus dynamique » ) de provoquer cette rencontre dès le départ. La version papier (il y aura toujours la version papier que j'ai écrite de 16 à 20 ans et la version USB que j'ai écrite de 27 à 30 ans) tire trop en longueur au début. Cette rencontre là, qui, vous l'avez compris est déterminante, se passait bien plus tard. Pour la nouvelle version, elle marque le début des différentes péripéties qui structurent mon roman (ouais, l'élément perturbateur... vous vous souvenez de ces exercices en primaire ? )

J'ai écrit d'abord -sur le papier- en employant le « je » mais il me pose problème, car enfin « je » ne vois que ce que « je » vois, et si c'est mon héroïne qui raconte, cela limitait pas mal la progression de l'histoire. Il m'a donc fallu trouvé autre chose.

Dans ce blog, je vous montrerais également des passages que j'ai abandonné. La version papier était très noire. Peut-être qu'à mon adolescence, j'utilisais cette histoire pour expier mes angoisses, mais parvenue à l'âge adulte, je trouvais toute cette histoire un peu trop lourde. Je peux difficilement parler d'une jeune femme qui a connu tant de malheurs dans sa jeunesse, alors que je ne l'ai pas vécu moi-même – oui, j'ai une existence très banale, comme je le dis toujours, je suis « trop moyenne »- mais finalement, cette prise de conscience rend sûrement mon roman beaucoup plus crédible !
Je vous présenterais donc ces extraits comme autant de « scènes coupées » d'un DVD : héhé, vous avez même droit aux bonus, vous en avez de la chance, ça sert de suivre le blog d'une vraie romancière ! ? ! Je vous proposerais également des photos qui illustreront parfaitement certains extraits de mon histoire. Ho, pas d'inquiétudes, il ne s'agit pas de bloquer votre imagination mais peut-être simplement de vous montrer en images les ambiances ou les lieux que j'ai tenté de vous traduire en mots. Et rien ne vous empêchera à ce moment là de m'indiquer si mes mots correspondent à mes photos ou si je me suis trompée :-D Je ne suis qu'une romancière débutante, c'est le tout début de ce long chemin, j'arpente à peine la partie immergée de l'iceberg : j'ai tout à apprendre ! Quels que soient les conseils ou les critiques que vous aurez à me formuler, je les écouterais ;-)

lundi 25 mai 2009

Métier ? Profession ? Passion ? Travail ?

Allons plus loin dans le débat...

J'ai toujours eu la sensation de « cheveux qui se dressent » lorsqu'on essaie de m'intégrer à ce métier, à cette profession de restaurateur ou d'hôtelier. Certes, ça fait partie de ma vie, c'est mon travail et je le fais bien. Mais mon métier, ma profession, non ce n'est pas ça... C'est pour écrire que je vis, c'est mon livre qui me fait rêver, c'est ça ma passion. J'ai besoin, là encore de précisions....


Un métier est une activité humaine, le plus souvent à but lucratif. C'est aussi un savoir-faire acquis et, lorsque le métier le permet, une amélioration de ce savoir.



(Bon, concernant le côté lucratif, dans les deux cas,

c'est sûr que gagner de l'argent fait partie du jeu...

Savoir-faire acquis, amélioration...

Pareil, ces points-là concernent les deux parties)



    (...)

  • L'exercice d'un métier est fréquemment précédé d'un apprentissage plus ou moins long (stages, statut d'apprenti, compagnonnage). Cela se traduit d'une certaine façon également dans le contrat de travail avec l'exigence d'une période d'essai qui témoigne autant de ce que l'employé doit prouver qu'il a du métier que de la nécessité d'un temps d'apprentissage pour acquérir les spécificités de son poste.

(Hé, hé, un jour peut-être (si ça vous intéresse, disons)

je vous raconterais mon CV,

ma formation ne correspond pas vraiment,

voire pas du tout,

à mon activité actuelle

ni d'ailleurs à ma passion pour l'écriture)


  • On exerce souvent un seul métier à la fois, mais celui-ci peut être plus ou moins spécialisé. Dans la fonction publique, le cumul d'activités est interdit ou réglementé. De plus en plus de personnes exercent plusieurs métiers successivement pendant leur vie.

(ha zut... un seul métier à la fois ?

Pourtant, j'ai ENVIE que mon écriture soit RECONNUE,

que ce ne soit pas juste une sorte de « passion adolescente assouvie »)


(...)
  • On exerce son métier, soit librement (freelance, profession libérale, artiste ou artisan), soit comme entrepreneur (chef d'entreprise, commerçant, agriculteur), soit comme salarié, dans ce cas, soit dans le secteur privé, soit dans le secteur public (fonctionnaires et, par assimilation, élus)

    (...)

Selon G.Le Boterf (en 2000) le métier se définit traditionnellement par 4 grandes caractéristiques :

  1. un corpus de savoirs et de savoir-faire essentiellement technique

  2. un ensemble de règles morales spécifiques à la communauté d'appartenance (exemple des comptables qui obéissent aux principes comptables)

  3. une identité permettant de se définir socialement ("je suis secrétaire", "je suis ingénieur"...)

(Voilà, on met le doigt dessus !

Je ne suis pas hôtelière, c'est juste ma façon de gagner des sous...

je SUIS écrivain, heu... romancière j'ai dit)


  1. une perspective d'approfondir ses savoirs et ses savoirs-faires par l'expérience accumulée ( learning by doing ).

Cependant la notion de métier a évolué avec le contexte socio-économique vers une certaine profesionnalisation des métiers



    Profession :

  • du latin professio, -onis «déclaration, déclaration publique, action de se donner comme» d'où « état, condition, métier ».

  • Par extension, Profession de + substantif (désignant un métier). Activité manuelle ou intellectuelle procurant un salaire, une rémunération, des revenus à celui qui l'exerce. Profession de charpentier, de comédien, de cultivateur, d'ingénieur, de journaliste.

(oui, je n'aurais jamais de salaire en tant que romancière,

tout juste les ventes de mon livre serviront à publier le prochain tome, à l'améliorer :

comme une entreprise qui s'auto-finance, quoi ! Et encore... )


Le mot travail désigne l'effort, l'application nécessaire pour faire quelque chose.

Par extension, il désigne également le résultat de cet effort. En italien, le terme lavoro (labeur) se rattache au latin labor, qui a la signification de fatigue, peine, et qui a donné l'adjectif laborieux. Le terme anglo-saxon work vient d'une racine indo-européenne que l'on retrouve dans le grec ἔρδω, avec l'idée de faire, d'accomplir quelque chose. Le travail est ce qui lie un effort où l'on peut s'épuiser (voire une souffrance) à un résultat positif.

(Ha là, on est déjà plus proche de la vision que j'ai de ce métier... de cette profession..

de ce travail donc d'hôtelière ! )

Un emploi est un contrat passé entre deux parties, l’employeur et l’employé, pour la réalisation d’un travail contre une rémunération, par l’exercice d'une profession, (...)

La notion d'emploi est souvent assimilée avec celle de salariat. (...)

(Là, c'est encore plus vrai !)


Source : www.wikipedia.fr


Voilà, mon emploi, mon gagne-pain, ou disons ma profession -sic- c'est hôtelière.

Mon métier, ce qui me définit, c'est romancière.

Vous allez dire que je cherche la petite bête... et vous aurez raison ! C'est ma personnalité, et j'ai besoin de mettre des termes précis sur ce que je ressens.

J'ai besoin de distinguer ces deux formes de travail qui font partie de ma vie mais pour lesquels j'ai des sentiments totalement différents et je dirais même parfois opposés. Maintenant, c'est fait :-)